Sport

Compte-rendu : Semi-marathon de Nantes 2017

11 mai 2017
sobhi départ

J’espère que vous allez bien malgré ce temps pourri ! C’est avec un peu de difficulté et le cœur gros que j’écris cet article. Pour ceux qui ne le savent pas, mon semi-marathon ne s’est pas passé comme prévu. Même si cette course restera un mauvais souvenir, j’ai quand même eu envie de vous raconter mon vécu et peut-être que cela m’aidera à tourner la page.

C’est donc début Janvier que j’ai décidé de participer au Semi de Nantes. Après, une première édition qui a eu un franc succès, j’avais à mon tour envie de me lancer dans cette aventure.

Pour ce semi, j’avais comme objectif de battre mon record personnel sur cette distance. J’avais fait 1h41 et quelques poussières au marathon de Nice-Cannes en duo. Cette fois-ci, j’avais envie de faire 1h40. Pour cela, j’ai eu un super coach, Freddy qui m’a préparé un plan d’entrainement. Celui-ci était composé de deux séances de fractionné, d’un ou 2 footings et d’une sortie longue.

Une semaine et demi avant avant le grand jour, mes douleurs aux pieds ont repris de plus belle. Je crois que j’ai comme une aponévrosite plantaire ou une tendinite achilléenne. Je tente tout de même faire un footing mais j’ai juste trop mal et cette sortie se transforme en cauchemar…Bref, j’oublie, je masse mes pieds et je mets des poches de glace pour atténuer la douleur. Mais je ne suis vraiment pas en confiance. Est-ce vraiment raisonnable de courir un semi ? Est-ce que je ne vais pas avoir mal au point d’abandonner ? Je me pose plein de questions mais de toute façon je n’ai pas envie de laisser tomber si près du but.

Le Samedi soir, mes parents couraient les Foulées de l’Eléphant. Je suis donc allée les encourager et je ne me suis pas déplacée pour rien, car mon père terminé a sous les 50min et ma mère sous les 1h ! Et ouai !

Le soir, avant de me coucher, je regarde une dernière fois la météo, car depuis 2 jours, ils annoncent un déluge sur toute la journée du Dimanche, avec des rafales à 50km/h ! Mais rien n’a changé malgré le peu d’espoir que je gardais.

Le lendemain, réveil à 6h15, petit-déjeuner avec des pancakes et du cake à la banane. Le départ est prévu à 8h30. J’ouvre les stores au lever du jour et là… pas de pluie ! Je ne crie pas victoire tout de suite, car ça peut très vite changer ! Puis je quitte mon appartement à 7h30 pour rejoindre toute l’équipe de We run in nantes à la boutique Sobhi Sport. Nous sommes très nombreux ; Thierry, Dan, Georges, Claire, Christophe,… et nos deux meneurs d’allure, Régis (1h45) et Ludovic (2h).

Nous arrivons sur le départ aux alentours de 8h. Une petite photo s’impose et nous prenons place dans le sac entre le 1h30 et le 1h45. L’ambiance est calme et bonne. 8h30, le départ est lancé. Mais malheureusement, je suis prise de stresse et d’euphorie et je pars bien trop vite sur les 2 premiers kilomètres mais sans trop vraiment m’en rendre compte.

photo départ

Puis, j’essaye de reprendre mon rythme mais je vois que je n’arrive pas à me caler sur l’allure prévue de 4;45. Au 6ème kilomètre, je prends conscience que ça va être compliqué et que ce n’est pas mon jour.

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Les prochains kilomètres vont être terribles, car j’ai pas d’énergie et je n’ai pas les jambes. J’ai les yeux qui fixent ma montre et je n’arrête pas de me demander POURQUOI AUJOURD’HUI ?

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Au 13ème km, je vois Régis, le meneur d’allure d’1h45 me rattraper. Gros coup au moral. Je décide alors de l’attendre et Régis me dit de rester avec eux quand à ce moment il annonce « On va accélérer un peu ». Et là je me dis « NOOOOOOON ». Le cauchemar continue. Je n’arrive pas à suivre la cadence et ça me redonne un coup au moral, car lors de mon premier semi marathon, j’avais suivi Régis sans problème alors que je n’avais aucun entrainement….bref, j’oublie et j’essaye tant bien que mal de mettre un pied devant l’autre et de me caler à 5;00 au kilomètre. Mais impossible, mon corps est fatigué…

Je passe le 16 km et là je n’en peux plus, mes jambes ne veuillent plus avancer et je ne sais plus où aller chercher le peu d’énergie qu’il me reste. J’ai juste envie de pleurer et de comprendre pourquoi il faut que ça m’arrive aujourd’hui.

Un peu plus tard, je retrouve Pierrick, de la team We run in nantes qui va trouver les mots pour me remonter le moral et me redonner des forces pour continuer. Puis je le lâche vers le hangar à bananes, car je n’en peux plus. J’ai retrouvé une allure de 5;00min au kilomètre mais je n’arrive pas à le suivre. Je suis au bout de la roulette ! J’ai vraiment du mal à accepter la situation. J’évite d’y penser et je pense juste à continuer, car je ne veux pas abandonner.

Puis, on passe au 20ème km. Je vois d’abord mon père qui prend des photos puis ma mère et là j’éclate en sanglots. Oui, parce que j’ai l’impression qu’il se sont déplacés pour rien et que ça ne sert à rien d’encourager une performance telle que celle-ci. Puis finalement, je suis attristée, car ce n’est pas la première fois que ce genre de situation m’arrive. Mais Pierrick reprend vite les choses en main et ne me laisse pas tomber.

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Le dernier kilomètre est interminable, avec plein de virages. Même si je connais le parcours, j’ai eu l’impression que la dernière ligne droite avant d’atteindre le tapis rouge n’a jamais été aussi longue. Je vois le chrono officiel au loin et j’aperçois 1h49. Il est donc hors de question que je passe au-dessus de 1h50. Je donne alors tout ce que je peux pour passer cette fameuse ligne d’arrivée. On me met une médaille autour du coup mais je déteste cette médaille.

médaille arrivée

En ce qui concerne la météo, et bien grande surprise puisque nous avons eu aucun gouttes de pluie !

Le parcours est plutôt roulant. Nous traversons le centre-ville, le village de Trentemoult, la fameuse zone industrielle de Rezé et une grande partie du semi se fait également le long des bord de Loire.

RESULTATS

Je termine alors ce semi-marathon en 1h49, très loin de mon objectif fixé qui était d’1h40. Ce semi a été compliqué du début jusqu’à la fin. Je termine 70ème de ma catégorie sur 547 et 1354 sur 3547 participants.

LA LECON DE CETTE COURSE

Il y a plein de raisons qui peuvent faire que le jour J, ça ne fonctionne pas. La forme du jour n’est pas bonne, la météo n’est pas favorable, une blessure qui survient pendant la course… Mais est-il nécessaire de s’en faire trop longtemps ? Certes c’est décevant, mais les échecs font partie du jeu. On fait de bonnes et de mauvaises courses, c’est comme ça. Mais avoir confiance en soi c’est aussi reconnaître si un échec est dû à nous ou pas. Parfois on n’y peut rien, on doit faire avec et se dire que si on a rien à se reprocher ce n’est que partie remise…

Dans un premier temps, il est vraiment nécessaire que je peux prenne confiance en moi, c’est à dire me mettre toutes les chances de mon côté pour réussir mais cela ne veut pas dire forcément réussir !

J’espère un jour reprendre ma revanche sur cette distance, même si pour le moment, j’ai une appréhension de reprendre le départ d’une course.

Je tiens également à féliciter tous les copains de We run in Nantes. Et encore un grand merci à Freddy pour ses encouragements et son plan d’entrainement, même si le résultat n’est pas là…

photo arrivée

A très vite !

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