Sport

Marathon de Paris : mon premier Marathon !

3 mai 2019
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Il y a presque 3 semaines, Dimanche 14 Avril, j’ai couru mon premier marathon et c’était juste trop bien ! Pour le chrono vous pouvez scroller directement jusqu’à la fin. Non tant pis, je vous spoile parce que je suis trop contente : 3h44″22.

Chapitre 1 : de supporter à coureur.

Comment m’est venu l’idée de courir un marathon ? Il y a quelques années, vous m’aurez entendu dire « Ah non merci des sorties longues de plus d’1h30, ce n’est pas mon truc… »

A force de voir tout le monde s’enjailler sur 42, 195km, j’ai fini par me dire que tenir une pancarte sur le bord de la route c’était trop facile, qu’il fallait voir plus loin.

Avril 2018, j’ai regardé le Marathon de Paris à la TV puis les témoignages, ça m’a convaincu… Juillet 2018, j’étais inscrite au Marathon de Paris avec mes copains de We run in nantes. Voilà comment j’ai accepté de relever le défi, sans être trop sûre d’en être capable.

Chapitre 2 : la prépa

Ca me faisait presque plus peur que la course en elle-même : quelques mois de préparation stricte, à faire des fractionnés, à manger équilibré et à boire du Perrier en soirée. Je me demandais comment j’allais allier boulot et entrainement. Est-ce que je n’allais pas être trop fatigué ? J’ai évité de me poser trop de questions et je me suis lancée dans une prépa de 12 semaines réalisée par mon coach Freddy.

Puis finalement l’entrainement s’est vraiment bien passé. Petit à petit et sans me rendre compte, j’ai atteint les séances les plus longues que ce soit en footing (25km) ou en fractionné (20km) et tout ça avec mes camarades de We run in nantes.

Pendant tous ces entrainements, j’ai testé tous mes ravito solides comme liquides pour ne pas avoir de surprise le jour J !

Chapitre 3 : le mental

Pendant ma prépa marathon, et encore aujourd’hui, je traverse une période difficile. C’était à moi d’oublier mes soucis pendant l’entrainement et surtout de ME reforger un mental, car j’ai beaucoup perdu en estime de moi.

Chapitre 4 : dernière ligne droite

J’ai arrêté l’alcool un mois 1/2 avant. Vive le Perrier ! Puis 3 semaines avant, j’ai fait attention à mon alimentation. Bonjour les féculents et les légumes, adieu les trucs gras ! Ayant des problèmes d’intestin, je suis allée voir une naturopathe pour préparer mon corps à ce gros effort

1 semaine avant, c’est la catastrophe, contracture au mollet, je pense que mon corps me dit stop. Je déciDe alors de lever le pied et de ne même pas aller courir la veille.

Avec 6 camarades de We run in nantes, on arrive le Vendredi soir. Le Samedi on récupère notre dossard en évitant de trop piétiner au salon puis l’après-midi c’est repos et « Petit Bac » ! Le soir, dodo à 22H30 !

Chapitre 5 : Le marathon de Paris jour J

beaucoup trop tôt :

Le réveil sonne à 5h30, surprenant mais vrai, j’ai vraiment bien dormi ! Mais, je suis vraiment stressée, j’ai limite l’impression de passer un entretien ! Je me prépare, je me badigeonne de toutes sortes de crèmes ; Nok, Huile d’Arnica, Beaume du Tigre… ! Et puis, comme avant chaque course, je prends le temps de m’allonger pour me reposer 5 minutes et me concentrer sur ce que j’ai à faire.

8h :

On arrive, un dernier pipi « Rue Balzac » et on se met dans sas le 3h30 ! Je trépigne un peu en attendant le départ, j’ai vraiment hâte ! Il fait -2 degrés, mais j’ai mes manchonts, un vieux tee-shirt et un sac poubelle donc ça va ! Une petite gomme Stimium et il n’y plus qu’à !

8h45 :

Ca y est notre départ est lancé. Je suis avec Sid et Dan. Je suis tellement heureuse de m’élancer sur la plus belle Avenue, qui nous appartient, presque !

km 1 à 8 :

Je me force à ne pas aller trop vite ; j’essaye de maintenir une vitesse entre 5’10 et 5’20.  J’ai les jambes, et c’est mon jour. Il fait beau, Paris à nous. Je commence à profiter un peu de la course, même si je suis très concentrée.

Ces premiers kilomètres ont quelque chose d’un peu magique, peut-être à cause de soleil, de paris au petit matin, ou de l’importance de l’événement. (ça fait quand même trois mois qu’on en parle !).

Pendant ces premiers kilomètres, je bois ma boisson énergétique et je prends ma première pompote.

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km 8 à 20 et quelques :

Je continue sur mon rythme. 13ème kilomètre, je croise une amie d’enfance de maternelle, incroyable ! Quelques mètres plus loin, mon cousin, je lui lance mes manchons.

On rentre alors dans le Bois de Vincennes, je me laisse porter. Au 15ème kilomètre, j’ai 2 minutes d’avance sur mon chrono. Bon ma montre n’est plus du tout au bon kilométrage, j’ai dû bien prendre les extérieurs !

17ème kilomètre, j’essaye de manger une figue séchée, impossible, je n’y arrive pas.

20ème kilomètre, Lolo, Vicki, et Alice, reconnaissables avec leurs perruques roses sont là, avec ma gourde que je récupère, car la mienne est vide. Alice me tend une nouvelle figue, mais non merci, je lui offre la mienne ! En tout cas, c’était trop cool de les voir.

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km 21-30 :

J’ai toujours un peu d’avance sur le chrono mais comme je me sens bien, je continue sur cette allure. Sid et Dan sont toujours là, on papote de temps en temps mais j’ai besoin de rester concentrée. Ca y est, le premier semi est avalé, bingo !

On arrive sur les quais de Seine. Je sais que ma mère m’attend vers le 27ème, ce qui me motive vraiment. Je passe les tunnels sans encombre, je relâche dans les descentes et je ne tire pas dans les montées. Ça y est la voilà, je lui dis que tout va bien !

Voilà que notre Dan nous lâche, il préfère ralentir. Sid est toujours avec moi.

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Et maintenant,  j’appréhende un peu le passage au 30ème, car je ne sais pas ce qu’il peut m’arriver après…On m’a tellement parlé de ce fameux mur ! Mais rien ne se passe tout va bien ! Cette fois-ci, ma grand-mère, ma grande tante, Vicki ma petite soeur, Alice, Lolo et mon cousin sont là ! Ils sont géniaux !

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km 30-42,195 :

Je continue sur mon rythme mais je n’arrive plus à manger ni même à prendre ma boisson sucrée, je bois alors seulement de l’eau.

Bim, voilà la fameuse côte de 500 mètres, elle fait mal, je ralentie. En haut, mon grand-père et mon père. Heureusement qu’ils sont là, ça me redonne de la pêche et je reprends mon rythme. Km 36, 37, 38…, je tiens bon, mais je commence à avoir mal aux jambes. A gauche, un homme se fait masser (cardiaquement), ça me fout un coup au moral mais j’essaye de me reconcentrer de nouveau.

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Voilà que Alice, Lolo et ma petite soeur Vicki sont là, génial, j’avais besoin de ça ! 40ème kilomètre, elles sont là de nouveau. Je leur dis que ça commence à être dur, je râle « Il est où le 41ème kilomètre ? ». Ma petite soeur me dit qu’il n’est pas loin, elle court à côté de moi (elle qui ne court jamais !). Les filles me suivent pendant 500 mètres et c’est vraiment cool.

Je continue de courir, je demande à un Monsieur quand nous arrivons (oui ma montre est complètement décalée !). Il me répond dans 500 mètres et en faite pas du tout, il restait 1km !

Ca y est, c’est le dernier rond-point, je vois l’arrivée. Panneau 500 mètres, houpi, ça me rappelle mes premiers fractionnés de la prépa marathon. Il y a une ambiance d’enfer, et ça me donne un brin d’énergie, incroyable mais vrai, je sprint ! BIM la montre me dit 3h44 et 20s, je n’y crois pas, je verse quelques larmes !

Un grand bonheur d’être marathonienne mais également d’avoir franchi la ligne d’arrivée avec Sid. Sans lui, je ne sais pas si j’aurais fait ce temps.

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Après

Je suis marathonienne ! Sur le coup je ne réalise pas trop. Je me laisse porter. Tshirt, médaille, ravito. Petit à petit je me rend compte : ma course s’est super bien passée, mon chrono est en dessous de l’objectif initial, et surtout je suis marathonienne !

Je ne vous cache pas que le soir et les 3 jours qui ont suivi ont été rude. Impossible de mettre un pied devant l’autre, il me fallait une assistance à chaque mouvement.Des douleurs bien plus pires que ce que j’ai pu avoir pendant le marathon ! Je vous promets, impossible de descendre les escaliers sans aide, les jambes lâchaient ! Mais la fierté compense largement ! La suite a été comme tout le monde : j’ai mangé des frites, j’ai emporté ma médaille au bureau, j’ai marché comme un robot, j’ai failli pleurer dans les escaliers du métro..

Mais on s’en fout, je suis marathonienne !

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MERCI

Merci à mon coach Freddy pour cette prépa et son coaching !

Merci à mes camarades de We run in nantes qui m’ont accompagné tout du long dans cette préparation et qui ont cru en moi. Merci à Sid et Dan d’avoir partagé cette course avec moi.

Merci à mes proches de m’avoir supporté pendant cette préparation.

Merci à mes parents, mes grands-parents, ma petite soeur Victoria, ma grande tante, mon cousin, Lauriane, et Alice pour vos encouragements

A quand le prochain ?! 🙂

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